Somain présente une identité unique forgée par deux industries qui se sont développées simultanément : l'exploitation minière, avec les fosses de la Renaissance, Saint-Louis et Casimir Perier creusées entre 1839 et 1856, et le chemin de fer, avec la création en 1867 de la première gare de triage de France au nord de Paris. Ce double héritage a façonné un bâti varié, exposé aux vents qui traversent la plaine du Douaisis sans obstacle, accélérant la dégradation des solins, des faîtages et des raccords de zinc.
- Le bâti somainois est marqué par les cités minières du quartier De Sessevalle, comme Beaurepaire, le Moulin et le Bois Brûlé, construites par la Compagnie des Mines d'Aniche au début du XXe siècle, avec des toits à deux pentes couverts de tuiles mécaniques dont les solins de cheminée en mortier ancien sont aujourd'hui en fin de vie.
- Les épisodes pluvieux intenses du Nord, accentués par l'absence de relief sur cette plaine, sollicitent fortement les gouttières en zinc et les noues des maisons mitoyennes de Somain : le volume d'eau concentré sur le linéaire continu des rangées de maisons dépasse souvent la capacité d'évacuation des descentes d'origine.
- Les cycles de gel-dégel répétés entre novembre et mars fissurent progressivement les mortiers de scellement des faîtières et décollent les solins de cheminée, en particulier sur les versants directement exposés aux vents qui balayent le secteur.
Connaitre les spécificités du bâti de Somain permet à Couverture Cassagrande d'orienter chaque diagnostic vers les zones de faiblesse les plus probables selon l'âge du bâtiment, son exposition et son environnement immédiat dans le Nord. Cette lecture locale est ce qui différencie une intervention précise d'une réparation approximative.