Landrecies, née au VIe siècle sur le cours de la Sambre, doit son essor à Nicolas d'Avesnes qui y fit construire en 1140 un puissant château péager, acte fondateur de la ville. Définitivement rattachée à la France de Louis XIV par le traité des Pyrénées en 1659, la place fut réaménagée par Vauban lui-même, qui conserva les fortifications espagnoles et installa une soute à munitions dans une tour de l'ancien château fort, surnommée aujourd'hui la Poudrière. Intégrée à la seconde Ligne du Pré Carré en 1678, la ville fut presque entièrement détruite par les bombardements des coalisés en 1794, avant d'être reconstruite aux frais de l'État sur décret de la Convention, qui salua ses habitants ayant « bien mérité de la patrie ». Landrecies est aussi la ville natale du maréchal Henri Clarke, ministre de la Guerre de Napoléon Ier.
- Le bâti landrecien est marqué par les maisons de la Ville Haute et de la Ville Basse, séparées par la Sambre et largement issues de la reconstruction d'après 1794, avec des toits à deux pentes couverts de tuiles mécaniques dont les solins de cheminée en mortier ancien sont aujourd'hui en fin de vie.
- Les épisodes pluvieux intenses du Nord, dans cet environnement bocager de l'Avesnois traversé par la Sambre et son canal vers l'Oise, sollicitent fortement les gouttières en zinc et les noues des maisons de Landrecies.
- Les cycles de gel-dégel répétés entre novembre et mars fissurent progressivement les mortiers de scellement des faîtières et décollent les solins de cheminée, en particulier sur les toitures anciennes du centre historique.
Connaitre les spécificités du bâti de Landrecies permet à Couverture Cassagrande d'orienter chaque diagnostic vers les zones de faiblesse les plus probables selon l'âge du bâtiment, son exposition et son environnement immédiat dans le Nord.