Berlaimont doit son nom aux seigneurs de Berlaimont, héritiers de Gilles de Chin, chevalier légendaire qui aurait terrassé un dragon ravageant la région avant de partir en croisade au XIIe siècle. Le château fort élevé sur la Sambre, théâtre de nombreux sièges au fil des siècles, fut définitivement anéanti en 1643 par le Duc d'Enghien, le Grand Condé, après la victoire française de Rocroi. Ce n'est qu'en 1671 que fut reconstruite l'église actuelle, en partie avec les pierres du château détruit et une charpente en chênes de la forêt de Mormal que Louis XIV autorisa gracieusement à prélever. Son clocher à bulbe, rare dans la région, évoquerait la fleur de tulipe alors récemment importée en Europe.
- Le bâti berlaimontois est marqué par des maisons anciennes du bourg, reconstruites après les multiples destructions qu'a connues le village, avec des toits à deux pentes couverts de tuiles mécaniques dont les solins de cheminée en mortier ancien sont aujourd'hui en fin de vie.
- Les épisodes pluvieux intenses du Nord, dans cet environnement bocager de l'Avesnois en lisière de la forêt de Mormal, sollicitent fortement les gouttières en zinc et les noues des maisons de Berlaimont.
- Les cycles de gel-dégel répétés entre novembre et mars fissurent progressivement les mortiers de scellement des faîtières et décollent les solins de cheminée, en particulier sur les toitures anciennes du bourg historique.
Connaitre les spécificités du bâti de Berlaimont permet à Couverture Cassagrande d'orienter chaque diagnostic vers les zones de faiblesse les plus probables selon l'âge du bâtiment, son exposition et son environnement immédiat dans le Nord.