Masnières occupe une place exceptionnelle dans l'histoire militaire mondiale : c'est ici, le 20 novembre 1917, lors de la bataille de Cambrai, que le tank britannique Flying Fox II tenta de franchir le pont du canal de Saint-Quentin, qui s'effondra sous son poids, bloquant l'avancée alliée. Le régiment d'infanterie de Terre-Neuve y combattit héroïquement, recevant pour ses faits d'armes le titre de « Royal » du roi George V, distinction unique dans l'armée britannique de l'époque. La guerre laissa le village presque entièrement en ruines, classé en zone rouge, et l'église ne fut reconstruite que vers 1920 par l'architecte Pierre Leprince-Ringuet, qui employa pour la première fois le béton armé dans cette région.
- Le bâti de Masnières est presque entièrement issu de la reconstruction d'après 1917, avec des toits à deux pentes couverts de tuiles mécaniques dont les solins de cheminée en mortier ancien sont aujourd'hui en fin de vie après un siècle d'existence.
- Les épisodes pluvieux intenses du Nord, dans cet environnement traversé par l'Escaut et le canal de Saint-Quentin, sollicitent fortement les gouttières en zinc et les noues des maisons de Masnières.
- Les cycles de gel-dégel répétés entre novembre et mars fissurent progressivement les mortiers de scellement des faîtières et décollent les solins de cheminée, en particulier sur les toitures de la reconstruction qui approchent le siècle d'existence.
Connaitre les spécificités du bâti de Masnières permet à Couverture Cassagrande d'orienter chaque diagnostic vers les zones de faiblesse les plus probables selon l'âge du bâtiment, son exposition et son environnement immédiat dans le Nord.