Lourches doit son développement industriel à l'arrivée de Charles Mathieu en 1832, créateur de la Compagnie des Mines de Douchy, qui ouvrit sept puits de mine sur le territoire communal entre 1833 et 1837 : Saint-Mathieu, Beauvois, Gantois, l'Éclaireur et Sainte-Barbe, devenue plus tard la fosse Schneider. Cette histoire minière, distincte de celle des communes voisines liées à la Compagnie d'Anzin, a façonné un bâti ouvrier exposé aux vents qui traversent la plaine sans obstacle, accélérant la dégradation des solins, des faîtages et des raccords de zinc.
- Le bâti lourchois est marqué par les maisons ouvrières construites au XIXe siècle au rythme de l'ouverture des puits de mine, avec des toits à deux pentes couverts de tuiles mécaniques dont les solins de cheminée en mortier ancien sont aujourd'hui en fin de vie sur de nombreuses propriétés.
- Les épisodes pluvieux intenses du Nord, accentués par l'absence de relief sur cette plaine, sollicitent fortement les gouttières en zinc et les noues des maisons mitoyennes de Lourches.
- Les cycles de gel-dégel répétés entre novembre et mars fissurent progressivement les mortiers de scellement des faîtières et décollent les solins de cheminée, en particulier sur les versants directement exposés aux vents qui balayent le secteur.
Connaitre les spécificités du bâti de Lourches permet à Couverture Cassagrande d'orienter chaque diagnostic vers les zones de faiblesse les plus probables selon l'âge du bâtiment, son exposition et son environnement immédiat dans le Nord.