Lambres-lez-Douai figure parmi les lieux les plus anciennement cités de la région : Grégoire de Tours mentionne déjà le vicus de Lambres en 575, rapportant que le roi mérovingien Sigebert, assassiné à Vitry-en-Artois, y fut enseveli par son frère Chilpéric. Au fil des siècles, le village appartint successivement à l'abbaye de Marchiennes fondée par sainte Rictrude, puis à l'évêché de Cambrai et au château d'Oisy. Restée rurale jusqu'au milieu du XIXe siècle, la commune fut lourdement bombardée en août 1944, son centre-ville et son église entièrement détruits, l'église n'étant reconstruite qu'en 1963.
- Le bâti lambrésien mêle les vestiges du tissu rural ancien des quartiers de la Brayelle et des Censes et les constructions de la reconstruction d'après-guerre, avec des toits à deux pentes couverts de tuiles mécaniques dont les solins de cheminée en mortier ancien sont aujourd'hui en fin de vie.
- Les épisodes pluvieux intenses du Nord, dans cet environnement de la moyenne vallée de la Scarpe, sollicitent fortement les gouttières en zinc et les noues des maisons de Lambres-lez-Douai.
- Les cycles de gel-dégel répétés entre novembre et mars fissurent progressivement les mortiers de scellement des faîtières et décollent les solins de cheminée, en particulier sur les toitures anciennes du secteur rural historique.
Connaitre les spécificités du bâti de Lambres-lez-Douai permet à Couverture Cassagrande d'orienter chaque diagnostic vers les zones de faiblesse les plus probables selon l'âge du bâtiment, son exposition et son environnement immédiat dans le Nord.