Crespin doit son nom à une légende fondatrice : vers 670, saint Landelin, fichant son bourdon en terre, aurait fait jaillir une source dont l'eau abondante formait des ondes crespelues, donnant son nom au lieu. L'abbaye qu'il y fonda, dédiée à saint Pierre, connut quarante-huit abbés successifs de 1080 à 1802, traversant plus de mille ans d'histoire jusqu'à sa démolition à la Révolution française. Le portail d'entrée et plusieurs vestiges, dont cinq colonnes de l'ancienne église abbatiale, sont aujourd'hui inscrits au titre des monuments historiques depuis 1990. Ce riche passé religieux a façonné un bâti ancien le long de la rivière l'Hogneau, plus tard complété par une activité minière et industrielle sur les concessions de Crespin.
- Le bâti crespinois est marqué par des maisons anciennes du bourg, certaines proches du site de l'abbaye et de la rue du Moulin, avec des toits à deux pentes couverts de tuiles mécaniques dont les solins de cheminée en mortier ancien sont aujourd'hui en fin de vie.
- Les épisodes pluvieux intenses du Nord, dans cet environnement traversé par l'Hogneau et proche de la frontière belge, sollicitent fortement les gouttières en zinc et les noues des maisons de Crespin.
- Les cycles de gel-dégel répétés entre novembre et mars fissurent progressivement les mortiers de scellement des faîtières et décollent les solins de cheminée, en particulier sur les toitures anciennes du bourg historique.
Connaitre les spécificités du bâti de Crespin permet à Couverture Cassagrande d'orienter chaque diagnostic vers les zones de faiblesse les plus probables selon l'âge du bâtiment, son exposition et son environnement immédiat dans le Nord.